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Avr 09

COVID 19 : Crise à LA MONDIALE dans le dialogue Social

Nous sommes toujours sans retour de la Direction suite à notre message envoyé le 6 avril 2020 dont vous pouvez prendre connaissance d’un extrait ci-dessous :

Nous revenons vers vous ce jour afin de vous signifier notre mécontentement quant à la manière utilisée pour la pose de jours de congés.

En effet, nous avons échangé ou plus exactement avons été informés lors d’une conf tél jeudi 2 avril à 14 h sur les mesures prises unilatéralement.

Suite aux deux mesures prises par le CDG, vous trouverez ci-dessous nos questions et remarques :

  • Que se passe-t’il si un collaborateur ne souhaite pas poser les 5 jours de CP ?
  • Quelle est la base d’appréciation OBJECTIVE utilisée pour définir le niveau d’activité des collaborateurs ?
  • Pour le réseau commercial, quel processus a-t-il été utilisé pour définir ce niveau d’activité ? (par réseau (MdE, MdP, MdPro)
  • Le nombre de CP et RTT n’est pas le même suivant les collaborateurs (temps partiel, handicap, etc), devront-ils poser les 5 CP ?
  • Jours de RTT imposés : comment seront-ils posés (via self RH ou directement fait par la DRH) ?
  • Les jours de RTT imposés sont-ils bien des jours chômés ?
  • Les JRTT imposés le seront-ils sur avril aussi ou étalés dans l’année ?
  • Comment va être gérée la pression faite par les managers à tous les niveaux ?
  • Comment seront calculés pour le réseau commercial ces jours (CP et RTT) ?
  • Cette mesure de poser 5 jours de congés sera-t-elle reconduite en cas de confinement prolongés ?

 

Je tiens à vous faire remonter une autre problématique et injustice concernant les Assistantes et Assistants du MDPro.

On leur impose 5 jours de RTT considérant « en moyenne qu’ils ou elles travaillent entre 25 et 50 % du temps habituel ».

On les a incités à badger, donc pourquoi ne pas tenir compte du badgeage pour mesurer leur activité ?

A travers cette mesure, on considère que les collaborateurs qui sont équipés d’un PC, sont finalement au même rang que les personnes non équipées.

Pour les commerciaux sur la même période, il a été considéré leur activité entre 50% et 75%. Il serait logique que pour les assistantes et assistants équipés, il en soit de même à minima.

La mesure d’imposer des jours de RTT ne peut pas être faite à l’identique sur toute une catégorie d’emploi sans tenir compte de l’activité réelle des assistantes et assistants.

A plusieurs reprises vous faites état de dispositions qui seront prises de manière équitable.

Est-ce équitable ? :

 

  • Lorsque, par effet d’annonce, les OS sont supposées accompagner la Direction dans la prise de décision concernant la crise sanitaire, alors qu’il n’en est rien ?
  • Lorsque la Direction impose de façon unilatérale la prise de CP aux salariés sans avoir au préalable négocié des effets compensatoires via un accord d’entreprise comme l’ont fait la majorité des grands groupes du pays ?
  • Lorsque le salarié d’AG2R posera ses CP en avril et que son compteur sera remis à zéro dès le 1er juin, le salarié de La Mondiale devra lui gérer jusqu’en décembre ?
  • Lorsque la Direction impose, toujours de façon unilatérale, aux managers de choisir parmi leurs effectifs quels salariés devront poser des RTT, alors que cette mesure est dans sa grande majorité vécue comme une injustice ? Sur quelles bases objectives ?
  • Lorsque la Direction demande à l’ensemble de ses salariés de concourir à l’effort national, alors que les personnes externes au Groupe (consultants, prestataires, etc.) ne semblent pas concernées ?
  • Lorsque la Direction communique, à grands renforts de moyens, qu’elle n’usera pas de son droit à imposer le chômage partiel pour ne pas en faire supporter la charge à l’Etat, mais reporte cet effort sur ses salariés au nom de la Solidarité Nationale ?
  • Pour les personnes n’étant pas à temps plein, de devoir poser 5 CP et se voir imposer des JRTT ?
  • Lorsque vous demandez à un collaborateur de poser 5 jours de CP alors qu’il vit isolé, loin de sa famille et dans un petit logement par rapport à d’autres mieux lotis ?
  • Lorsque la Direction impose de manière unilatérale la mise en œuvre de mesures spécifiques en matière de prise de congés, de JRTT…sans aucune négociation ?
  • Lorsque la Direction fait pression sur nos managers afin de nous faire poser des congés payés car c’est fortement recommandé ?
  • Lorsqu’une Direction au bout de 18 jours de confinement, laisse tout un réseau commercial sans aucune information sur les mesures d’accompagnement de la rémunération, alors que de nombreux groupes comme le nôtre, ont fait le choix de prendre toutes les dispositions pour sécuriser les rémunérations de leurs réseaux, est-ce équitable ?
  • Les salariés ressentent cette mesure comme inéquitable car la Direction semble utiliser les collaborateurs comme toute première variable d’ajustement budgétaire, alors qu’il existe des mesures fortes et symboliques comme la réduction des prestataires extérieurs et le renoncement au sponsoring sportif qui sont des réserves budgétaires très importantes de plusieurs dizaines de millions d’euros, soit bien plus que l’impact attendu sur pose contrainte des CP/JRTT
  • On parle d’un effort de solidarité mais il n’y a toujours aucune contrepartie proposée pour sécuriser la rémunération des PSB/commerciaux.
  • On parle d’un effort de solidarité mais quel est l’exemple montrée par la Direction pour motiver les salariés à les suivre sinon la peur d’être sanctionnés comme annoncé oralement (par la Direction). En effet, plusieurs entreprises françaises, comme Sodexho, bien plus en difficulté qu’ AG2RLM ont annoncé le renoncement des dirigeants / membres du Comex / Codir à leur rémunération variable 2020/2021 et au versement de leur bonus (acquis pourtant sur l’exercice 2019), afin d’être exemplaires.
  • Beaucoup de collaborateurs n’adhèrent pas à cette technique de management qui consiste à faire peser en permanence une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, beaucoup d’équipe sont démotivées et de nombreux collaborateurs ont prévenu qu’ils “seront s’en souvenir “ .
  • La mesure n’est pas juste et équitable car elle n’est pas limitée dans le temps, ce qui rend le ressenti des sanctions (annoncées oralement) d’autant plus anxiogènes en cas de non application par les collaborateurs.
  • Plutôt que de « presser les salariés comme des citrons » pour hâter leurs décisions, un accord d’entreprise et/ou prendre le temps d’observer l’évolution de la situation sanitaire actuelle pour prendre du recul ensemble (OS/Direction) et le temps nécessaire de la réflexion, ne remettrait de toute façon en aucune façon la mise en place a posteriori, de mesures de solidarité discutées par exemple en CSE. En effet, rien n’empêche de négocier et consulter sur des mesure de solidarité dans le respect du dialogue social plutôt que de précipiter les collaborateurs à prendre des décisions dans l’urgence, d’autant plus qu’il n’y a pourtant aucun péril immédiat sur la santé financière du Groupe et que la mesure de chômage partiel peut être utilisée avec une rétroactivité de 30 jours (dans l’éventualité où le Groupe aurait alors sous-estimé ou mal considéré l’ampleur et la longévité du risque) => on a donc une marge de 30 jours pour en discuter…
  • Il n’y a pas vraiment eu de dialogue social avec les OS, ce qui divise au lieu d’unir et ne permet pas d’assurer une cohésion de groupe.

Solidaires, les collaborateurs le seront.

 

Mais avant nous demandons :

  • Les réponses à ces questions pour que l’effort demandé par le Groupe aux collaborateurs soit compris et accepté.

  • D’être informés dans les plus brefs délais des mesures de sécurisation de la rémunération des collaborateurs et plus particulièrement le réseau commercial pour les mois à venir.

  • La prise en compte de cette période dans la réalisation des objectifs.

  • Une neutralisation des sorties de contrats jusqu’au 31 décembre pour constater les remises en vigueur.

  • Adaptation des critères d’appréciation des conseillers débutants à 6, 12, 18 mois…

  • Proratisation des seuils/ de l’appréciation de la performance commerciale 2020 sur la base de la durée du confinement. 

  • Le calcul de la valeur des jours RTT imposés, qui une fois versés sur le CET, se monétisent sur la base de notre rémunération brute de l’année N-1

Le CDG à travers les mesures prises de façon unilatérale a surement pensé prendre des mesures équitables, cependant dans les faits il n’en est rien.

Nous pensons que si ces mesures avaient été annoncées par Monsieur RENAUDIN, elles auraient été mieux comprises par les collaborateurs et appliquées par solidarité avec le Groupe. Le choix d’une communication dans déclics et une demande plus que pressante par les managers avec un message différent suivant les directions et départements ne risque pas de générer auprès des collaborateurs un sentiment de solidarité.

 

Les élus CFE CGC