Toutes les organisations syndicales d'AG2R et de La Mondiale sont unies pour condamner l’actuelle proposition…
Troisième round des NAO : NON, le compte n’y est toujours pas !!!
« L’expertise sacrifiée, l’équité bafouée : le choix du désengagement »
La Direction a rendu ses derniers arbitrages pour les NAO 2026 au profit des Administratifs de La Mondiale. Sous couvert d’une apparente souplesse, les propositions avancées traduisent un changement de paradigme brutal et inquiétant pour l’ensemble des collaborateurs, et particulièrement pour l’encadrement et les fonctions supports.
Un budget de « pénurie » face à la pression fiscale
Avec une enveloppe globale de 1,50 % de la Masse Salariale (MS), la Direction fait fi de la réalité économique. Si l’inflation ralentit, la pression fiscale et l’augmentation des taxes indirectes continuent de dégrader notre revenu disponible.
Pour la CFE-CGC de l’UES La Mondiale, cette proposition est un affront à l’investissement des équipes :
- Une politique de « niche » : Le saupoudrage des augmentations collectives (0,09 % de la MS) exclut d’office un grand nombre de forces vives du Groupe.
- Le plafond des 35 000 € : Ce seuil est une barrière qui condamne de nombreux non-cadres et cadres à une stagnation injustifiée, créant un sentiment d’exclusion sociale au sein même de nos services.
Le mirage d’une reconnaissance : décryptage des chiffres
Pour bien comprendre l’impact réel de ces annonces, voici la ventilation concrète du budget de 1 797 862 € (soit 1,50 % de la Masse Salariale brute) :
| Mesure | Budget alloué | Part de la MS | Réalité pour le salarié |
| Ajustements RMA | 359 572 € | 0,30% | Budget mis de côté qui échappe à une réelle négociation lors de ces NAO. |
| Effet Report | 92 867 € | 0,08% | Simple jeu d’écriture comptable lié aux augmentations de l’année précédente. |
| Collectif (< 35k€) | 102 235 € | 0,09% | Le parent pauvre. Uniquement pour 388 personnes sur une population de 2121. à 82% du personnel est exclu de cette mesure. |
| Individuel (Mérite) | 1 235 636 € | 1,02% | Le « tout-venant ». C’est ici que l’arbitraire s’installe. Rien n’est garanti pour personne. |
Le prisme de la CFE CGC, en d’autres termes :
- Le sacrifice du collectif : Avec seulement 0,09 % pour les augmentations générales, la Direction entérine la fin de la solidarité entre salariés. En limitant cela aux salaires inférieurs à 35 000 €, elle crée une rupture d’égalité et ignore l’érosion du pouvoir d’achat.
- La part d’ombre de l’Individuel : L’enveloppe de 1,02 % dédiée au mérite apparaît comme une « boîte noire ». Sans critères de transparence, qui peut garantir que cette somme ne servira pas uniquement à compenser des salaires trop bas au recrutement ou à favoriser quelques privilégiés, au détriment de la performance collective ?
- Le coût de la stagnation : En additionnant le RMA et l’Effet Report, près de 0,40 % du budget total sort de la négociation lors des NAO. L’effort réel de la Direction sur le pouvoir d’achat se réduit donc comme une « peau de chagrin ».
L’individualisation à outrance : l’illusion du mérite
La Direction mise sur l’Augmentation Individuelle (AI), représentant 1,02 % de la Masse Salariale. Si nous défendons la reconnaissance de la performance, nous dénonçons les dérives d’un système sans garde-fous :
- L’arbitraire managérial : En l’absence de critères de mérites, l’enveloppe AI devient un outil de gestion budgétaire plutôt qu’un levier de motivation.
- Le risque de clientélisme : Nous refusons que la promotion ou l’augmentation dépendent d’un arbitrage opaque en amont, court-circuitant le rôle des managers de proximité.
L’éviction programmée : le plafond des 35 000 €
La Direction persiste à maintenir un plafond de 35 000 € bruts annuels pour l’éligibilité aux augmentations collectives. Pour la CFE-CGC de l’UES La Mondiale, ce seuil n’est pas seulement arbitraire, il est devenu obsolète et discriminant :
- Un déni de la réalité des métiers : Dans un Groupe comme le nôtre, la technicité et les responsabilités croissantes concernent chaque collaborateur. En maintenant ce seuil, la Direction exclut délibérément une majorité d’entre eux.
- La création d’une « Zone Grise » sociale : Ce plafond enferme une part grandissante des salariés dans une « zone grise » : trop « riches » pour bénéficier de la solidarité collective, mais pas assez « visibles » dans les arbitrages individuels. C’est la double peine pour la classe moyenne du Groupe.
- Un calcul court-termiste : En dessous de 35 000 €, l’augmentation de 1,2 % représente à peine 35 € bruts par mois. Mais au-dessus de ce seuil, c’est le zéro pointé garanti. C’est un signal désastreux envoyé à tous ceux qui se sont investis et sont restés fidèles au Groupe : votre progression salariale est désormais plafonnée par un dogme comptable.
Le constat est sans appel : ce plafond est certes un outil de protection pour les bas salaires et en parallèle un levier de déclassement salarial pour les autres.
Le paradoxe du Groupe : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »
Comment un acteur majeur de la Protection Sociale peut-il assumer une telle déconnexion entre ses valeurs affichées et son traitement social interne ? Le silence de la Direction Générale face à l’érosion du pouvoir d’achat est un affront quant à la rétribution équitable des compétences et de l’expertise.
NOTRE POSITION : Nous ne pouvons pas laisser les salariés devenir la variable d’ajustement budgétaire du Groupe. Cette politique de « courte vue » menace directement l’engagement et l’attractivité de notre entreprise.
La CFE-CGC reste à vos côtés pour exiger une politique salariale digne de nos métiers et de nos responsabilités.
Toutes les organisations syndicales vous invitent à une Assemblée Générale par TEAMS le :
LUNDI 9 FEVRIER DE 10H00 A 11H30
ou
LUNDI 9 FEVRIER DE 14H00 A 15H30