On s’accordera tous à considérer que c’est une excellente nouvelle : Parce que oui, c’est…
Mobilisation du 5 novembre 2026 : faire entendre nos revendications, obtenir des réponses
À l’occasion de son comité directeur du 26 octobre 2026, la Confédération CFE-CGC a décidé de participer à la mobilisation syndicale du 5 novembre, pour les raisons exposées dans la déclaration.
La défense du pouvoir d’achat constitue un motif légitime de mobilisation et appelle des réponses concrètes. Notre engagement s’inscrit pleinement dans cette exigence : faire entendre les attentes des salariés et obtenir des avancées à la hauteur de leurs besoins.
La position de la Fédération Assurances CFE-CGC est claire. Nous reconnaissons et soutenons le bien-fondé des revendications des lycéens, des étudiants, des agents des services publics et des salariés dans leur ensemble. La coupe est pleine et déborde. Mais la convergence des luttes ne peut se réduire à un amalgame désordonné des revendications. Elle ne doit ni effacer nos objectifs, ni ouvrir la voie aux récupérations politiques, ni laisser les violences prendre le pas sur les exigences sociales.
Notre détermination n’a pas besoin du chaos pour s’exprimer. La contestation doit pouvoir se faire entendre sans que ceux qui assurent la sécurité de tous soient pris pour cible. Nous réaffirmons à cet égard notre solidarité avec nos collègues d’Alliance Police nationale et avec les personnels qui exercent leurs missions dans des conditions difficiles.
Nous refusons également que les salariés de nos secteurs soient désignés comme les responsables de tous les maux. Cadres et encadrants, techniciens, inspecteurs, commerciaux, directeurs, actuaires : nous sommes les forces vives de métiers dont la vocation est précisément de protéger, d’accompagner et d’atténuer les conséquences des risques.
Il est trop facile de mettre en cause les systèmes assuranciels en oubliant celles et ceux qui les font vivre chaque jour.
Cette exigence de reconnaissance s’adresse aussi à nos directions. Sans nier la réalité des impératifs de provisionnement, nous refusons qu’ils deviennent un argument systématique pour écarter des augmentations générales substantielles. Les contraintes financières ne peuvent constituer l’unique réponse aux attentes salariales.
Le 5 novembre doit donc aussi préparer la suite, nourrir nos revendications, renforcer nos positions et construire nos exigences pour les prochaines négociations annuelles obligatoires.
Nos directions doivent entendre ce message « le dialogue social ne peut se limiter à l’énoncé des contraintes ». Il doit permettre de construire des solutions. À défaut de réponses négociées avec des organisations syndicales progressistes et responsables, elles prennent le risque d’aggraver les tensions et de fragiliser la confiance dans les entreprises.
Dans l’assurance, le courtage, l’expertise, l’expertise comptable et les marchés financiers, faisons entendre une même volonté : défendre notre pouvoir d’achat et, au-delà, notre pouvoir de vivre.
Faisons de cette journée un moment de mobilisation lucide, déterminée et constructive. Notre objectif n’est pas le désordre, mais c’est d’obtenir des réponses. Notre responsabilité est de porter les revendications de nos interlocuteurs est d’y répondre.
Le Président de la Fédération Assurance CFE-CGC