Les élus CFE CGC du CSE de l’UES LA MONDIALE sont consultés sur le projet…
Avis de la CFE CGC sur un projet d’acquisition d’une structure d’assurance par la SAM LA MONDIALE
Cette opération s’inscrit dans les orientations du plan stratégique du Groupe « Esprit de conquête ». Si nous comprenons l’intérêt stratégique de renforcer nos expertises métiers, nous formulons les réserves et points d’attention majeurs suivants :
1- Protection du réseau commercial interne et étanchéité des canaux de distribution :
Le modèle de développement de la CFDP reposant principalement sur le réseau du courtage, les élus CFE-CGC alertent avec force la Direction sur les risques avérés de captation de nos portefeuilles clients par des intermédiaires externes. Face à un projet qui reste silencieux sur la gestion des conflits de distribution, nous exigeons des règles claires, formalisées et opposables de non-concurrence et de déontologie commerciale. Les synergies de distribution ne doivent en aucun cas fragiliser le fonds de commerce, l’activité ou les systèmes de rémunération variable des collaborateurs de nos réseaux salariés.
2- Transparence et gouvernance des synergies commerciales :
La recherche d’économies d’échelle ou de synergies de chiffre d’affaires ne doit pas masquer les tensions potentielles entre le modèle salarié et le modèle de courtage. Nous demandons la mise en place d’une charte d’arbitrage commerciale transparente ainsi qu’un suivi rigoureux pour préserver la qualité de service et la relation de confiance avec nos assurés.
Intégration humaine et préservation des expertises métiers : Veiller à ce que l’intégration opérationnelle respecte l’autonomie technique, les spécificités et les savoir-faire des collaborateurs de la CFDP, tout en garantissant un climat social serein et équitable au sein de la nouvelle entité.
3- Suivi et information continue des instances :
Le CSE exige un calendrier précis de points d’étape semestriels sur l’avancement de l’intégration, incluant des indicateurs spécifiques sur l’impact commercial pour nos réseaux internes (taux de chevauchement de portefeuille, arbitrages réalisés, incidents de canal recensés).
4- Couts et gains financiers :
pas de visibilité.
De plus, à la suite d’une seconde information sur ce projet dans les dispositions de l’article L.2312-41 du code du travail, nous, CSE de l’UES La Mondiale, avions la possibilité de désigner un expert-comptable pour jauger de la situation économique et financière de cette structure. Cependant, lorsque nous en avions exprimé le souhait durant notre CSE de juillet, la réponse a été négative.
Cette volonté de notre part n’avait pour but que de nous rassurer et d’éviter une « redite » qui pourrait nous mettre à mal financièrement, économiquement et commercialement.
Pour toutes ces réserves avancées précédemment, nous, élus CFE CGC de l’UES La Mondiale considérons, à ce jour, n’avoir pas suffisamment d’éléments concrets qui pourraient éclairer notre décision.